La maladie d'Alzheimer

Perte de mémoire, troubles du comportement, du langage et de la motricité, la maladie d'Alzheimer est une maladie du cerveau, provoquant un déclin des fonctions cognitives entrainant une perte d'autonomie chez la personne âgée. La perte d'autonomie qui en résulte nécessite une prise en charge familiale et sociale souvent lourde.

Pendant des siècles, le déclin intellectuel a été considéré comme la conséquence inévitable du vieillissement. On sait aujourd'hui qu'il s'agit d'une véritable maladie et non d'une conséquence inéluctable du vieillissement.

Vieillir ne signifie pas obligatoirement perdre la mémoire ou ses facultés intellectuelles.

statistiques

Un problème majeur de santé publique

Plus de 24 millions de personnes souffrent dans le monde de la maladie d'Alzheimer ou de troubles apparentés (plus de 860.000 en France). Leur nombre devrait doubler tous les 20 ans, selon une étude parue dans The Lancet. En 2010, plus d'un million de personnes en seront atteintes en France.

Quels sont les critères qui favorisent une telle évolution ?

  • le vieillissement de la population et l'allongement de la durée de vie. Le pourcentage de personnes atteintes de maladie d'Alzheimer augmente régulièrement avec l'âge : 0,6% entre 65 et 69 ans, 22,2% après 90 ans.
  •   le coût de prise en charge de cette maladie, pesant sur les familles et sur les organismes de tutelles (DDASS, Conseils Généraux, )


Les lacunes dans l'organisation du parcours de diagnostic, de soins et d'hébergement sont frappantes:

  • Plus d'un malade sur 2 n'est pas diagnostiqué.
  •   Seulement un malade sur 3 est traité pour cette pathologie.
  •   Les délais entre les premiers signes cliniques et le bilan cognitif sont en moyenne de 24 mois en France.
  •   La prise en charge sociale du malade est souvent un parcours du combattant pour l'aidant proche, souvent âgé.
  •   D'ici 2010, 125 000 places en hébergements spécialisés sont à créer en France.

Sources : Esai (2003) ,PAQUID (2004), France Alzheimer, Fondation Mederic


L'importance du diagnostic précoce

Face à une maladie d'Alzheimer cliniquement "identifiable", il est important de poser un diagnostic le plus précocement possible afin de prévenir son évolution. En effet, dépister plus tôt, c'est permettre:

Une prise en charge thérapeutique plus efficiente

  • De nombreux médicaments sont indiqués pour les phases précoces, un seul pour le stade tardif.
  • Le déclin cognitif est freiné
  • L'espérance de vie augmente

La mise en place de traitements non médicamenteux

  • Stimuler les capacités restantes du malade
  • Maintenir l'autonomie
  • Restaurer l'identité du malade

Un suivi médico-social adapté

  • Un gain de un an dans le diagnostic retarde de 5 ans une prise en charge lourde et couteuse pour le patient et les organismes de tutelles.
  • Un soutien approprié

Il est donc capital d'affronter le diagnostic, pour freiner l'évolution de la pathologie, bénéficier des traitements existants et se donner une chance de profiter des avancées de la recherche dans ce domaine.